Alcipe à Saint-Paul.
– LA GRIPPE ESPAGNOLE.
En 1918, Alcipe qui est installé à la Ravine-à-Malheur, dans la commune de La Possession, il gagne les hauteurs de Saint-Paul avec sa famille. Il s’installe dans le secteur de Bois de Nèfles, au village de Sans-Souci, face à Bras-Mort et non loin du sentier de l’échelle métallique.
Cette arrivée intervient dans une période particulièrement difficile pour La Réunion. Une grave épidémie de grippe se propage sur l’île et touche de nombreuses familles. Dans les villages, les quartiers côtiers et les hauts, la maladie bouleverse les habitudes, fragilise les foyers et laisse derrière elle de nombreux deuils. Le secteur de Saint-Paul n’est pas épargné.
Pour Alcipe, ancien soldat de Madagascar et réserviste, cette époque réactive aussi son lien avec le service de l’État. Appelé à apporter son aide, il se retrouve confronté à la souffrance d’une population frappée par l’épidémie. Mais bientôt, la maladie entre dans sa propre maison.
En moins de trois mois, entre le 30 avril et le 18 juillet 1919, Alcipe perd son épouse Marie-Annéa, son fils aîné Vincent-Alphonse et sa plus jeune fille Marie-Marcelle. Ces disparitions successives bouleversent irréversiblement la famille.
Cette onzième partie, raconte l’arrivée à Saint-Paul, l’épidémie, les deuils, le repli Alcipe dans les hauteurs de Mon Repos et le destin de sa fille Marie-Éliore-Éléonore.
Nous présentons ces récits bénévolement. Si vous souhaitez nous soutenir, vous pouvez faire un don juste à côté. Vos dons nous permettront d’améliorer nos contenus et de poursuivre notre travail de mémoire et de transmission :