Alcipe dans le village Bel-Air.
– ALCIPE S’INSTALE.
Au début des années 1920, après les deuils qui ont bouleversé son premier foyer et les années de retrait dans les hauteurs de Saint-Paul, Alcipe entreprend de reconstruire sa vie familiale. La naissance d’Alexina, appelée Jana dans la mémoire familiale, puis celles de Mélanie et de Joseph, donnent une nouvelle direction à son existence.
Installé un temps dans les hauteurs de village Bras-Mort, Alcipe partage alors son quotidien entre son nouveau foyer et le plateau de l’îlet où il cultive des géraniums. Cette terre, qui l’a aidé à survivre pendant les années les plus difficiles, demeure essentielle à sa vie matérielle et à son histoire personnelle.
Mais la présence de jeunes enfants et le désir d’une plus grande stabilité conduisent progressivement Alcipe à se rapprocher du village. Il quitte les hauteurs de Bras-Mort pour s’installer à Bel-Air. Ce déplacement ne signifie pas l’abandon de l’îlet : il continue d’effectuer des allers-retours entre le village, où vit sa famille, et le plateau, où il poursuit son travail agricole.
Dans cette quatorzième partie, on parle de l’année 1924, qui représente aussi une rupture importante avec le passé militaire. Depuis son incorporation en 1900, le service à Madagascar, les blessures, la réforme et les convocations comme réserviste, l’armée a longtemps influencé son existence. Le 1er septembre 1924, Alcipe quitte définitivement la réserve. Après près de vingt années de contraintes militaires, il peut se consacrer davantage à sa famille, à son village et à ses terres.
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